Scandale au balcon

Ξ Le 13 septembre 2008 à 19:28 par M | ⇒ 30 Commentaires | ∇ News |

Un certain regard sur un massacre non annoncé…

Comme beaucoup d’autres, le 1er Septembre, j’ai appris avec stupeur que des chenillettes montées en pièces détachées par hélicoptère, des brise-roche et des explosifs étaient mis en oeuvre pour créer ex-nihilo un nouveau chemin de randonnée dans le Mercantour, et ce, depuis la mi-Août. Il s’agit du projet des Balcons du Mercantour, un parcours de 140 km de long à l’aplomb des crètes frontalières pour un coût total annoncé d’environ 20 millions d’euros…

Je reproduis sans aucune modification l’article de Nice Matin tel qu’il a été mis en ligne sur le site maville.com. (A l’attention du journal: si vous n’êtes pas d’accord, inutile de saisir vos avocats. Un simple commentaire me demandant de le retirer sera considéré avec l’attention qu’il se doit).

Tracer à terme un sentier de haute montagne d’un seul tenant sur environ 140 kilomètres, tel est le tout dernier projet que le conseil général des Alpes-Maritimes vient de lancer avec « Les Balcons du Mercantour ».

 

L’objectif est de créer un itinéraire de prestige qui permettra, au départ de Saint-Dalmas-le-Selvage, de cheminer pendant douze jours au plus près de la crête franco-italienne entre la Tinée, la Vésubie, la Roya et la Bévéra.
Avec bien entendu des parcours à la carte que chaque randonneur pourra adapter en fonction de ses capacités. Car cet itinéraire sera jalonné de douze refuges étapes, jamais plus éloignés d’une dizaine de kilomètres l’un de l’autre. Le dénivelé allant de 400 m à un maximum de 800 m par jour.
Les premiers coups de pioche, ou plutôt des minipelleteuses héliportées en pièces détachées sur la crête, ont démarré il y a quinze jours. Il s’agit de réaliser 8 kilomètres de sentier entre les lacs de Rabuons et de Lagarot. Aménagement qui devrait être terminé courant novembre.

Une première tranche de 60 km
Ces travaux font partie de la première tranche du projet, sur environ 60 km, qui inclut la réhabilitation de deux refuges (Vens et Rabuons) et la création de quatre nouveaux : Camps des Fourches, Lagarot, Lausfer et Terre Rouge. Le coût total du chantier est de l’ordre de 19,5 millions d’euros. La seconde tranche prévoit la création du tronçon permettant de relier la Vésubie et la Roya ainsi que la construction de deux nouveaux refuges.
« Dans cinq ans, on pourra ainsi aller du Camp des Fourches jusqu’à la vacherie de l’Authion, prévoit Christian Estrosi qui a dévoilé le projet hier à Saint-Étienne-de-Tinée (1). Le qualifiant de produit d’appel accessible à tout un chacun, qui manquait au département. »
Et pour le président du conseil général, il est clair que cet itinéraire de randonnée en haute altitude a pour vocation d’être reconnu internationalement « à l’image du tour du Mont Blanc, de Chamonix-Zermatt, des Dolomites ou des fjords de Norvège ».

1. En présence de Gaston Franco, conseiller général maire de Saint-Martin-Vésubie, Fernand Blanchi, conseiller général maire de Valdeblore, Thérèse Fabron, maire de Saint-Étienne-de-Tinée, Jean-Pierre Issautier, maire de Saint-Dalmas-le-Selvage.

Philippe Catuogno
Nice-Matin

 

En soi, l’idée du projet (si on fait abstraction de la vision consumériste de la montagne) n’est pas mauvaise et mérite qu’on s’y attarde avec intelligence et pragmatisme. Le problème réside dans la forme et dans le fond:

  • On ne peut que s’étonner que la mise en oeuvre d’un tel projet ait commencé en catimini avec des moyens destructeurs dont les dégats sont déjà très visibles et irréversibles.
  • On ne peut que regretter l’absence de communication préalable, ce qui témoigne de la volonté d’imposer un aménagement grâce a une stratégie de mise au devant du fait accompli.

 

La médaille d’or de la mauvaise foi et de l’intoxication est décernée à nos médias locaux dont l’absence d’analyse et d’esprit critique n’est plus à démontrer. Pour étayer le propos, voici ce qui a été rapporté au JT de FR3 Côte d’Azur. Cela ne fait aucun doute, la télévision française est devenue un outil de manipulation et de crétinisation des masses…

(Au passage, merci à Trek Magazine pour avoir mis la vidéo en ligne)

Vous avez vu l’ampleur du massacre, mais avez-vous bien entendu ?

Morceaux choisis:

FR3: Le mercantour est un joyau de découverte pour les randonneurs amoureux de la nature. Il se devait donc d’avoir un itinéraire de randonnée en haute altitude permettant ainsi en 12 jours au départ de St Dalmas le Selvage, entre la tinée, la Vésubie, la Roya et la Bevera de proposer un dénivelé entre 400 et 800 chaque jour.

On pourrait donc imaginer qu’une telle course n’existait pas avant. Pourtant, si on s’attarde un peu sur les topos du coin, on découvre que non seulement une telle rando existe déjà mais qu’elle figure parmi la collection de randos proposées par le site Randoxygène du CG06. Voici le tracé actuel tel qu’il est proposé par le guide:

Tracé actuel

 

Ch. Estrosi: Ca rendra la montagne accessible à toutes les générations qui en famille pourront parcourir à la carte sur 24, 48 heures, une semaine, à travers 6 étapes qui seront marquées par des refuges que nous batirons en complément des deux existants. Et ce sera un formidable produit d’appel.

Rendre la montagne accessible à toutes les générations en famille ? On comprend mieux pourquoi il est nécessaire de faire sauter la roche à l’aide d’explosifs pour créer un chemin de 2m de large à l’image de celui qui conduit au lac de La Madonne de Fenestre. On comprend aussi pourquoi il devient nécessaire de créer des refuges supplémentaires pour permettre à des « égarés » de se refaire les jambes après un 500D+ en quatre heures sous le cagnard. C’est qu’il va falloir les retaper ces gens et surtout ne pas oublier les glaces pour les pauvres mômes qui auront été embarqués là dedans. Du coup, 2 mètres de large ca a un sens: il va falloir ravitailler de manière efficace, 2 mètres ca passe en quad… Et à terme ? Pourquoi pas un hôtel ? Là, il faudra encore élargir pour le 4×4 du ravito !

Je ne suis pas sectaire et je conviens qu’un tel patrimoine est public et doit être partagé avec tous. Je conçois aussi qu’amener les jeunes générations à découvrir en famille l’univers de la montagne ne peut être que bénéfique. Seulement il ne faut pas sauter les étapes, il n’est pas nécessaire de les trimbaler à ces altitudes. Au contraire, il y a de très belles courses dans le Boréon, du côté de Castérino et ailleurs… Pour eux c’est de la découverte plaisir qu’il faut proposer, non pas une marche forcée dans un univers très minéral qui risque de ne pas éveiller chez eux le moindre intérêt. Pour les séniors, ils n’ont pas attendu l’existence de ce type d’infrastructure pour monter sans difficulté au Mont Mounier depuis Roya.

Alors la cible c’est apparement le touriste dans son assertion péjorative. Le beauf baroudeur et consommateur qui va aller faire ses petites étapes, se reposer dans des refuges hôtels pour se remettre en forme après avoir fourni l’immense effort d’un dénivelé limité à 800 mètres sur 10 kilomètres… Est-ce là la vocation d’un parc national ? Est-il fondé de faire les mêmes erreurs que celles du passé pour le Tour du Mont Blanc ou de Zermatt dont on sait aujourd’hui quelle est l’ampleur de l’impact négatif en termes d’écologie et de fréquentation ?

FR3: La première tranche reliera St Dalmas à Isola 2000 grâce à un sentier cheminant entre 2000 et 2700 mètres, d’altitude. Un travail long et minutieux dans la pure tradition montagnarde.

Employé du génie civil: On a un passage très étroit, on passe dans la roche et on ne peut pas faire autrement que de travailler à l’explosif et au brise-roche.

Ils font très fort chez FR3… A les entendre, éclater la roche à la dynamite c’est long, minutieux et en accord avec les traditions montagnardes. Celle là il fallait l’oser ! Pourtant, les sentes ce n’est pas ce qu’il manque. La faune n’est pas débile et il aurait été bien plus « montagnard » de pelleter les sentes existantes: tenir compte de la topologie, contourner les obstacles. Seulement une telle pratique est contraire avec l’objectif de ce projet: fabriquer un chemin bien large dans l’espoir qu’il drainera beaucoup de monde. Cela ralentirait aussi les délais de réalisation, ce qui est contre-productif quand on est, semble t-il, dans une logique de passage en force. A y regarder de plus près, vues les hésitations du présentateur, on peut se demander si le pauvre homme ne s’est pas retrouvé forcé à lire un communiqué prémaché qui lui aurait été fourni quelques secondes avant le top antenne.

Au sujet des refuges

 

Ce qui est prévu, c’est la réhabilitation des refuges de Vens et Rabuons, la création de 6 refuges supplémentaires: Lagarot, Camp des Fourches, Lausfer, Terre Rouge et deux autres entre Mollières et le Boréon. Là aussi on est en droit de s’interroger. Il y a bien des refuges qui méritent d’être améliorés, voire certains remplacés. Mais, lorsqu’on s’attarde sur la carte on découvre aussi les refuges Italiens (si sympathiques) qui sont à la portée du marcheur. Alors ?

Pour essayer d’y voir plus clair, il est intéressant de reprendre la carte du dessus en y ajoutant les nouveaux refuges et le nouveau tracé. Ceci est rendu possible grâce aux documents disponibles sur le site du CG06.

Futur tracé

 

La carte est incomplète, il manque la portion qui, au départ du Refuge des Merveilles rejoint via le GR52 la Vacherie de l’Authion où sera construit un nouveau refuge. On constate que le tracé suit plus ou moins les crètes frontalières tout en évitant soigneusement toute grande incursion du côté Italien qui pourtant ne manque pas d’intérêt.

  • Refuge du Camp des Fourches, pourquoi pas ? Réhabiliter les restes du camp pour remplacer le refuge de Bouseyas dont la mauvaise réputation est bien méritée n’est pas une mauvaise idée. Par contre, le concept d’auberge-restaurant musée me parait pour le moins difficilement acceptable.
  • Refuge du Lagarot, pourquoi se priver de l’accueil et de la convilialité italienne au refuge de San Bernolfo ?
  • Refuge du Lausfer, même remarque, le refuge de Sant` Anna di Vinadio existe.
  • Refuge de Terre Rouge, peut être mais quel sera l’impact environnemental ? Ce secteur a déjà payé un lourd tribut. D’abord avec les militaires puis avec les aménagements de la station d’Isola 2000…
  • Refuge du Col de Salèse, la descente sur le Boréon étant très facile, cette étape me parait injustifiée.

Avec cette illustration, on voit bien que le nouveau tracé et les infrastructures qui l’accompagneront sont destinés à drainer une clientèle voulant découvrir la haute montagne à moindre effort. Si l’idée peut paraitre louable au premier abord il reste que nous sommes dans un Parc National et que sa vocation n’est pas de devenir le support d’un circuit de promenade tout confort. Je pense aussi que passée une certaine ligne de côte, la montagne se mérite et ne doit pas devenir un produit de consommation courante.

Pour rappel, suite au vote de la nouvelle loi de 2006 sur les parcs nationaux, la charte du PNM qui en découle contient, entre autres, les paragraphes suivants:

Nous devrons identifier et exclure les activités polluantes et bruyantes nuisant non seulement à la qualité objective des lieux mais aussi à l’image de territoire d’exception que doit conserver le coeur du Parc. Dans le même esprit, les aménagements permanents devront rester l’exception. La multiplication des atteintes diffuses peut être à court terme irréversiblement dommageable pour notre patrimoine. Si, prises individuellement, leur portée semble mineure, laissées à leur libre cours, leur addition altérerait et modifierait significativement le caractère et la qualité patrimoniale du coeur.

 

Les activités touristiques doivent être orientées vers une offre de découverte et de ressourcement. Les pratiques touristiques qui pourraient être autorisées à se développer devront ainsi être à la fois innovantes et assurer une forte exigence de qualité environnementale. Les aménagements touristiques nouveaux doivent rester exceptionnels et répondre à un souci d’intégration dans le paysage et de réversibilité possible. Les règles d’esthétique adoptées seront déterminées pour correspondre au caractère du parc.

 

Viennent les questions:

  • Au delà des travaux de terrassement en cours qui bafouent les règles précisées ci dessus, quel sera l’impact de la mise en oeuvre de cette offre touristique sur la nature ?
  • Comment va t-on protéger les espèces endémiques du massif ?
  • Comment la construction de nouveaux refuges a l’utilité discutable est en accord avec la charte du Parc National du Mercantour ?

On se le demande… Ce qu’on se demande aussi c’est pourquoi cet empressement à mettre en oeuvre des travaux qui soulèvent beaucoup de questions et qui dans leur forme actuelle témoignent d’une réelle volonté d’exploitation mercantile de notre Parc National.

Une chose est sûre: la montée au refuge de Rabuons exhibe dorénavant une affreuse cicatrice, visible depuis La Donnas ou un avion. Les travaux en cours démontrent le peu de cas que peuvent faire certains décideurs sur l’impact écologique de leurs projets. Cela est à la fois consternant et risible: quand on se réclame ardent défenseur de l’écologie il faut être crédible !

A ce propos, la position du Syndicat National de l’Environnement (SNE) est exemplaire. Sur cette affaire, on notera aussi le silence assourdissant du CAF… [EDIT] Le CAF réagit, voir ici.

Enfin pour ceux qui croient encore que tout ceci est fait pour le bien de notre parc et de son environnement, je leur suggère d’écouter avec attention ce qui est dit dans cette vidéo du CG06.

On en parle ailleurs:

 

 

SIGNEZ LA PETITION !!!

(La demande de donation est indépendante de la volonté des pétitionnaires et peut être ignorée)

 

 

Rendez-vous le Samedi 20 septembre à 13 heures

au refuge de Rabuons.

Une action pacifique pour exprimer nos opinions.

 

Flyer de la mobilisation

 

30 commentaires

  1. non aux balcons du mercantour :evil: , oui a la neige artificielle!!! :wink:
    hasta l’hotel 4* siempre :roll:

    Commentaire par oliv_from_nice — Samedi 13 septembre 2008 @ 22:31

  2. Comme je l ai propose sur Denali-sud j envisage de faire un article sur Naturavox sur le probleme.
    Je ne souhaite pas etre trop vindicatif et essayer d exposer les faits tout en donnant mon/ »notre » point de vue
    Je souhaite vous citer en ref dans l article. Avez vous une objection ? De toutes manieres je soumettrai l article sur Denali Sud avant toute publication

    Merci

    Bien Cordialement

    Pascal

    Commentaire par Pascal — Lundi 15 septembre 2008 @ 11:05

  3. Bonjour,
    Merci pour vos liens vers Trekmag. Votre argumentaire est très clair et objectif. Je vais m’empresser de le faire découvrir à nos lecteurs.
    Cordialement,
    Tonio

    Commentaire par Tonio — Lundi 15 septembre 2008 @ 14:33

  4. Et les papillons?
    Sourire et salutations

    Commentaire par JR — Lundi 15 septembre 2008 @ 15:04

  5. N’y aurait-il pas au col de Salèse une espèce d’oiseau déjà très touché par les activités de plein air et qui va bientôt disparaître de notre massif si on lui rajoute encore un refuge sur son lieu de reproduction ?

    Commentaire par Cris — Lundi 15 septembre 2008 @ 20:31

  6. Tetrao Tetrix ?

    Commentaire par M — Lundi 15 septembre 2008 @ 21:11

  7. Je suis très étonné de voir que pour un particulier qui souhaite restaurer, toute modification du milieu dans le coeur de parc est interdite,
    par contre dans d’autre secteurs, ou la magouille politique de certains élus est flagrante, la on donne l’autorisation de faire tout et n’importe quoi à des fins touristiques qui profiteront peut-être à certaines communes mais surement pas au milieu naturel…

    Commentaire par Roberto — Mardi 16 septembre 2008 @ 10:54

  8. Entre créer un refuge à l’utilité discutable dedans ou hors de la zone centrale et restaurer d’anciennes sentes il y a tout un monde…

    Commentaire par M — Mardi 16 septembre 2008 @ 11:25

  9. Les sentes sont des propriétés privées qui ont une grande valeur sentimentale pour ceux à qui elles appartiennent,et on peut comprendre qu’on ne veuille pas les laisser disparaitre et de plus elles font partie du milieu depuis bien plus longtemps que le PNM…
    Elles sont restaurées aux frais du propriétaire les sentiers et les refuges avec des fonds publics.

    Commentaire par Roberto — Mardi 16 septembre 2008 @ 11:51

  10. …Et bientôt un escalator (solaire, ça va de soi!!) pour permettre à tous d’aller batifoler en montagne!
    Merci M. Estrosi de cautionner « l’artificialisation » des espaces montagnards pour le profit de quelques uns.

    Commentaire par martin — Mardi 16 septembre 2008 @ 13:22

  11. Réaction
    Mountain Wilderness s’oppose au projet Balcons du Mercantour

    Lire le communiqué de MW
    http://www.trekmag.com/News/486-mountain-wilderness-s-oppose-au-projet-balcons-du-mercantour.html

    Commentaire par Tonio — Mercredi 17 septembre 2008 @ 12:19

  12. En effet, j’ai appris cette bonne nouvelle ce matin. Le contraire m’aurait plus que surpris…

    Par contre les travaux ont déjà que trop avancé, les photos laissent un goût très amer… :mad:

    Commentaire par M — Mercredi 17 septembre 2008 @ 14:44

  13. J’en ai entendu cet été au parc en discutant avec les gardes
    comment le parc peut il accepter un tel projet je sais bien que le bureau de président de parc est un siege politique mais quand même Ceci n’est pas respecter la Montagne.
    Dsl je ne pourrais pas être là au rabuons samedi je suis sur fonta (pour le parc) mais j’essairais d’en parler autours de moi il faudrais en parler au musée d’histoire naturel de nice et voir un certain nombre d’institution devrait pouvoir permettre que le tracé soit revu
    Comme c’est si bien dit l’idée est bonne mais la réalisation est totalement absurde; :evil: :evil:
    Ptite idée pour samedi monter les sac plein de plante endemique et fait une belle plantation au milieu de cet ingnominie mais bon pe un peu utopique

    Commentaire par ParcmetreHedjour — Mercredi 17 septembre 2008 @ 20:27

  14. Ma connaissance actuelle du dossier ne me permet pas d’avoir une certitude sur l’adhésion du PNM à ce projet. Avec le temps, tout finit par se savoir et je ne manquerai pas de revenir dessus.

    Très bonne idée de sensibiliser vos connaissances. Merci pour votre soutien.

    Commentaire par M — Mercredi 17 septembre 2008 @ 20:42

  15. :evil: Je pense qu’avec un tel projet le Mercantour va devenir un dépotoire,tout cela va a l’encontre des véritables amoureux de la nature.

    Commentaire par BOBY — Jeudi 18 septembre 2008 @ 20:44

  16. Comment peut-on avancer le fait que le PNM ne souscrive pas à ce projet??? Les caisses du parc sont vides !! Qu’a financé le parc de concret depuis sa création ?? Tout ce qui est réalisé est puisé dans les deniers publics le reste n’est que publicitaire et politique. La montagne et le monde rural qui y habite n’a pas eu besoin du PNM pour la maintenir ce qu’elle est la seule solution pour combattre la pollution touristique et la dégradation est d’arrêter de construire ou d’aménager des accès faciles, quiconque n’est pas capable d’accéder à une montagne naturelle et vierge doit rester dans la plaine.

    Commentaire par Roberto — Jeudi 18 septembre 2008 @ 22:12

  17. Si j’avais la certitude étayée par des preuves que c’est le cas alors je l’écrirais. En l’absence de pièces je ne peux que supposer. Les prises de position de Mr Kulesza et Mr Commenville sont claires. Il serait naïf de croire que le PNM n’est pas partie prenante dans ce projet mais il reste à savoir si il y souscrit ou si il y est contraint.

    Pour ce qui est de l’accès à la montagne, nous sommes d’accord. Elle se mérite et doit être préservée. Le bandeau littoral a déjà été massacré, il n’est pas acceptable que le Mercantour et le haut Var deviennent un laboratoire du « développement durable » dans son interprétation à la fois déviante et néfaste…

    Commentaire par M — Jeudi 18 septembre 2008 @ 22:58

  18. je suis accompagnateur en montagne et je fait un parcours vers le 10 aôut partant de larche, lac de l’oronaye et roburent avec redescente coté italien vers argentera la variante à partir du lac du roburent vers argentera est peu pratiqué et la vers 2300 mètres, une pelleteuse, un quad et un minibull creusent un chemin de 2 mètres de large, ce qui est étonnant c le fait de couper les lacets droits dans le pentu, je suis remonté un peu par le nouveau chemin et… c dur même avec de l’entrainement, alors pour moi une évidence s’impose ces chemins sont tracés pour les quads !!! quant on voit ce parcours… quelle honte,et c le developpement durable? non c’est de la commercialisation à outrance qui , nous diras t’on réponds à la demande, formidable on sera bientôt tous riche au milieu d’un tas de cendres…. :sad:

    Commentaire par alexandre — Vendredi 19 septembre 2008 @ 9:30

  19. Enfin des nouvelles du CAF !!! (depuis Denali Sud)

    Communiqué de presse

    Vendredi 19 septembre 2008

    Devant l’émotion soulevée par le début de travaux sur 14 km, en zone périphérique du Parc du Mercantour pour la création de nouveaux sentiers, le Comité Départemental des Alpes Maritimes de la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne tient à préciser les points suivants :

    - le projet des Balcons du Mercantour ne nous ayant pas été présenté, ni dans son contour, ni dans son détail en ce qui concerne les circuits de sentier et les hébergements envisagés, le Comité Départemental a sollicité les services du Conseil Général afin que lui soit présenté le détail de ce projet.

    - Par ailleurs le Comité scientifique du Parc du Mercantour doit rendre un avis sur ce projet afin d’en déterminer l’impact sur le milieu.

    - A l’issue de ces deux démarches, le Comité Départemental arrêtera sa position, en liaison avec la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne, compte tenu de sa préoccupation de préserver la pérennité d’un site sensible et son souci d’améliorer la qualité de ses refuges

    - Dans l’attente de ce positionnement les clubs alpins des Alpes Maritimes réservent leur participation à toute manifestation ou pétition à ce sujet.

    Le Comité Départemental des Alpes Maritimes de la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne

    Commentaire par M — Vendredi 19 septembre 2008 @ 14:56

  20. Bon pour ce qui est de l’adhesion du PNM j’ai pu discuter avec des gardes pendant le W-E et il faut savoir que eux en leur nom propre et en leur qualité d’agent du ministere de l’environnement n’adhere pas à ce projet.
    Après personnellement je pense que la place de président de parc est malheuresement une place plus politique qu’autre chose donc le président est peut-être un peu forcé et son subalterne ne peux peut être pas dire entierement ce qu’il pense. voila mon humble avis :)
    Hedjour

    Commentaire par ParcmetreHedjour — Dimanche 21 septembre 2008 @ 19:51

  21. Sur FR3 ce soir 25 septembre, l’info la plus cocasse : devinez qui vient d’être nommé Président du « Comité Scientifique » chargé de veiller sur le projet ? Le Maire de St Martin Vésubie, Gaston Franco, Président du Parc du Mercantour (qui s’est déjà déclaré favorable au projet !) qui ne se déplace en montagne qu’en hélico et en 4X4. Quant à ses compétences scientifiques…..
    Assurément « the right man at the right place » !!!

    Commentaire par Lina — Jeudi 25 septembre 2008 @ 22:52

  22. Après le Disneyloups de Franco, le Luna Mercantour, ce conseil général ne nous aura rien épargné. Et à nos frais en plus. Comme les doubles pages d’autopub dans Nice matin!

    Commentaire par Daniel — Samedi 27 septembre 2008 @ 15:11

  23. Tout à fait d’accord, Monsieur Franco est à la randonnée et à l’écologie en général ce que son parc à loups est à l’équilibre des finances départementales : incompatible….

    Commentaire par Gérard — Samedi 27 septembre 2008 @ 17:49

  24. Pour moi, il y a dans ce Parc du Mercantour quelque chose difficile à comprendre. Normalement il doit être -en application de sa charte- le gardien scrupuleux du respect de l’environnement. C’est sa première mission.Or là on voit un Président appuyer ce type d’aggression caractérisée,en plein coeur du Parc. Ou bien il n’était pas au courant comme il le prétend, et ça prouve qu’il compte pour du beurre, ou il l’était et il est donc complice avec les autres. Dans les deux cas à quoi sert-il? Et à quoi sert ce machin,manifestement plus politique que « scientifique ».Bonjour le développement durable.

    Commentaire par Christian — Dimanche 28 septembre 2008 @ 19:39

  25. Je suis effaré de voir que ce que j’ai écrit plus haut se confirme bien si c’est Franco qui est nommé directeur du comité sientifique. Ce personnage est en place pour le service de sa commune (c’est normal il à été élu pour) mais n’hésite pas à saborder la montagne au profit du tourisme sur sa commune,comme il n’hésite à contribuer à la disparition du pastoralisme en promouvant la réintroduction du loup dans le haut pays .
    Bravo à Gérard pour pour sa remarque très pertinente…

    Commentaire par Roberto — Lundi 29 septembre 2008 @ 9:31

  26. ===============================
    Projet quand tu nous tiens !
    ===============================

    1 – Des travaux étalés sur plusieurs tranches (2008-2014), Ouverture de la première tranche des Balcons du Mercantour envisagée en 2011 http://www.balconsdumercantour.fr/ phase du projet

    2 – Un télésiège serait demandé par Edf pour accéder à Rabuons
     »
    10 – L’accès entre Saint-Étienne-de-Tinée et le lac du Rabuons se fera-t-il toujours à pied ?
    Le projet évoqué par certains de la création d’un téléphérique entre Saint-Étienne-de-Tinée et le refuge du Rabuons n’existe pas et n’est pas d’actualité.
     » http://www.balconsdumercantour.fr/ foire aux questions

    Autant dire c’est en projet pour les prochaines années.

    3 – De nombreux kilomètres en haute altitude garantissant un bon enneigement hivernal.

    4 – Une candidature du Mercantour aux jeux olympiques d’hiver de 2018.
    Choix français mars 2009, choix du CIO juillet 2011. Voir Nice-Matin du 26 septembre 2008
    Il faut donc être prêt avant pour 2011, ça presse ! Mais ça correspond à la 1ère tranche !

    Voilà une politique cohérente de déménagement du territoire !!

    ===============================
    Et qu’en fait-on de ce projet ?
    ===============================

    A – Une piste de fond en altitude si l’enneigement de st Dalmas s’avérait trop faible à 1500 m en 2018 pour les JO, c’est obligatoire.
    On pourrait les faire vers Bousiéyas ou Salse Morène. Ho! bè c’est sur l’itinéraire, ça tombe bien !
    [
    St Dalmas est un merveilleux coin pour les randonnées à ski les jours de risques forts d'avalanches.
    Les pistes de fond actuelles ne suffisent probablement pas pour des JO. Il faudrait tracer vers le plateau de Sestrières ou dans le fond du vallon de Gialorgues. Comment aménager par là ? Cela me parait extrêmement délicat.
    Seuls des accès aux cascades de glaces pourrait être envisagés avec des aménagements temporaires bien réfléchis.
    ]

    B – Un itinéraire de ski alpinisme ou de free-ride serait lumineux entre Vens-Rabuons et vallée de la Stura. C’est en dehors du Parc National du Mercantour, on peut aménager des remonte-pentes pour la télévision, des pétards pour sécuriser les passages… etc
    [
    Dans les années 70 avec avènement d'Isola 2000 (1971), on parlait d'équiper une station vers Rabuons. A l'époque, sous l'impulsion du remarquable guide - moniteur de ski Jean-Marie Morisset, de nombreuses voies de développements étaient envisagés vers Molières, voire créer une liaison entre Isola et Auron via les crêtes de Lombarde - Lausfert - Autaret - Corborant en passant par les vallons montant de la Stura.
    Depuis l'association des Amis du Parc animée notamment par Christian Boitel a eu raison et le Parc National du Mercantour (1979) a protégé au mieux les pourtours des stations existantes (Auron, La Colmiane, st Dalmas, Turini) ou en projet (Isola 2000), ce qui nous a valu des circonvolutions mystérieuses entre st Sauveur et Isola.
    ]

    C – Un chemin de 1m20 permet de passer en moto des neiges.

    photo d’une partie des 8km de nouveau chemin, copiée du site http://www.denali-sud.com/

    D – Mais pour l’été 1m20 c’est bien pour le VTT, 140 km c’est presque 2 fois la Transvésubienne. Course Vtt et ultra-trail très sympathique au demeurant, mais dans un Parc, il vaut mieux réfléchir aux conséquences (d’autant qu’un bon Vttiste se contente de 0,50m, du moment que le guidon passe…).

    E- L’agrandissement du lac de Rabuons attirerait toujours plus de touristes, ce projet récurent d’Edf deviendrait un faire valoir pour les Balcons.

    ALORS MAINTENANT OUVREZ LA DISCUSSION M. ESTROSI, ON VEUT SAVOIR OU ON VA, DITES-NOUS TOUT.
    SI VOUS VOULEZ UNE OPPOSITION CONSTRUCTIVE, SOYEZ FRANC TOUT DE SUITE.

    Lionel Nusslé, Les Verts, http://06.lesverts.fr/

    Commentaire par Lionel Nusslé — Mardi 7 octobre 2008 @ 22:46

  27. J’ai essayé les Balcons du Mercantour !

    Diaporama commenté sur :

    http://www.koffeephoto.com/sharedalbum/hRW_kWw4HqXbqwcr56iP1AB2/?desttoken=wPmf2WAOxIFo4-pgulN6i5u7

    PARCOURS COMMENTÉ du 1er tronçon des Balcon du Mercantour :
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    Après un aperçu du secteur de La Bonette et du vallon de Morgon point de départ du sentier « les Balcons du Mercantour », je montre quelques photos des différents points d’accès actuel au futur tracé : Le Pra, Vens, Pont Haut – Claï, Champas – crête de Balai, vallon de Rabuons.

    Je passe par une variante de ce dernier accès par le hameau de Cascaï et une trace abandonnée dans le Bois du Croques. Je joints le lac de Rabuons d’où part la nouvelle piste des « Balcons du Mercantour ».

    Surprise, la trace d’un sentier balisé par le Conseil Génaral des A-M passe de 20/45 cm dans la montée du vallon de Rabuons à 130/190 cm de large !

    Petit problème technique, je tombe en panne batterie de l’appareil photo à trois photos de l’arrivée :
    – le ruisseau qui descend de Costa Plana
    – la taille du rocher à la barre à mine sur plus de 2m de haut
    – le Lagarot juste sous la Tête Gerpa, petit lac en basse eau avec ses plantes aquatiques

    Avis du randonneur :
    – POUR -

    1. Traversée confortable des éboulis de moraines (vallon de la Clapière notamment)
    2. Sentier plat dans les longues traversées des pentes raides (crête de la Roche Nègre et de la Tête Cimon)
    3. Domine la vallée de la Tinée, vue panoramique sur l’Ouest 180° du Nord au Sud

    – CONTRE -

    1. Pas d’eau entre les lacs de Rabuons et le ruisseau qui descend de Costa Plana à 10 minutes de l’arrivée. Soit 7km sans eau sur 7,5km de marche, on prend vite chaud l’après-midi avec le soleil face à la pente.
    2. Pas de variété dans le panorama lointain, pas de col, ni de sommet
    3. Parcours court pour un randonneur régulier (305 m de dénivelé positif, 7,6 km, 2h20 de Rabuons au Lagarot)

    Avis de l’écologiste politique :
    – POUR -

    1. Pourrait participer à rendre accessible la haute montagne à Mme M. tout le monde
    2. Visite de la magnifique trace glacière du vallon de la Clapière
    3. Visite d’un lieu sauvage fréquenté par mouflons et chamois

    – CONTRE -

    1. Débauche de moyens pour un flop économique garanti. Sans moyens téléphériques, très peu de randonneurs (12 heures de marche pour la traversée hors pause). Avec des téléphériques, peu de touristes pour un Görnergrat sans eau ni glacier en vue, le Lagarot est petit comme son nom l’indique et les plantes aquatiques n’intéresse que peu les randonneurs en chaise longue visé par ce type de parcours.
    2. Visite d’un lieu sauvage fréquenté par mouflons et chamois. Comment ne pas les déranger ? Vont-ils se domestiquer comme ceux du col de Fenestre ? Ne doit-on pas garder quelques lieu moins fréquentés dans le parc du Mercantour ?
    3. Avec des tailles verticales en terre végétales de 100 à 150 cm dans des pentes raides d’alpages soumises aux avalanches nombreuses l’hiver et surtout de fond au printemps, les talus ne tiendront pas, d’ailleurs un s’est déjà effondré.
    4. Une trace de 120 à 190 cm de large avec une emprise atteingnant les 300 cm c’est gourmant sur la flore protégée comme en témoigne la photo de la Potentille de Valdiédi, espèce protégée arrachée par le chantier
    5. Le tracé fait de toute évidence fausse route vers la crête de la Jassine, une montée très raide tout à fait inhabituelle sur ce parcours plutôt en pente douce ou plat. Cette montée en quatre lacets se fait dans une terre végétale meuble et sera ravinée très rapidement si des marches en pierre et des murs de soutennement ne sont pas construits. Ce passage aurait pu être évité en partant tout droit au premier lacet pour passer en deux pitons rocheux et traverser un ébouli en pente douce rejoindre la trace haute du passage (sous réserve de contrôle botanique que je ne maîtrise pas, voir tracé de feuilles oranges surchargé sur une photo).

    Lionel Nusslé,

    * diplomé d’état Accompagnateur en Moyenne Montagne,
    * actif dans un club de montagne à Cannes depuis 1982,
    * facteur à Vallauris,
    * chez Les Verts depuis 1988 dans le pays cannois (Cannes – Le Cannet – Mandelieu – Théoule) et au Conseil d’Administration 06.

    Commentaire par Lionel Nusslé — Vendredi 31 octobre 2008 @ 2:40

  28. C’est vraiment moche !!!

    Même si ce projet débile est arrété, les dégats déjà causés sont irréversibles… :roll:

    Les balcons du Mercantour ? Aller se prélasser devant le lac de l’hôtel Ténibre en ayant gravi le parcours « sélectif » d’Estrosi au moyen du téléphérique d’Hubert Fabre installé avec la bénédiction d’EDF.

    Mr Franco, les saucissoneurs iront user leurs tiges ailleurs, ne fréquenteront pas vos refuges **** (ne niez pas vous l’avez dit devant témoins…), n’iront plus faire une pause à St Martin.

    Il y a encore en france des parcs et des hommes politiques qui ont vraiment compris ce que veut dire développement durable. Et c’est ceux là mêmes qui, en toute intelligence et sans effets d’annonce à la sauce intox-écolocompatible-politicodurable, s’emploient à préserver jalousement les quelques hectares encore vierges dont ils ont la charge de la gestion. Et en plus il le font en respectant le cadre légal…

    Crédules habitants des vallées je vous plains. Après avoir fumé 20 millions d’euros pour cette aberration seuls quelques uns d’entre vous obtiendront un bénéfice. Pour les autres, vous et vos enfants vous payerez l’addition. Quand à la nature et à la biodiversité, le message du CG06 est très clair, c’est: « ON S’EN FOUT ! »

    Commentaire par M — Vendredi 31 octobre 2008 @ 12:13

  29. Je trouve ce projet plus que navrant, malhheureusement, ce n’est pas le seul délire qui me navre en ce moment

    Commentaire par laflinguee — Samedi 15 novembre 2008 @ 20:05

  30. Comme tu le dis M, tu peux plaindre les habitants crédules des vallées (dont beaucoup d’électeurs sont en fait des gens en résidence secondaire) :

    ils continuent à voter en force (78 % pour Ciotti le 7 décembre) pour des gens qui profitent (abusent) de leur pouvoir absolu et de la manne financière du CG06.

    Dans l’espoir de ? avoir des belles routes et des subventions !
    Et dire qu’ils sont de droite à 70% et contre l’assistanat…

    Commentaire par Paure de Nautre — Mardi 9 décembre 2008 @ 21:42

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